Classement international des universités : l’Afrique francophone absente
58 ans après les indépendances, les établissements peinent à s’imposer face aux standards internationaux
M algré près de six décennies d’indépendance, les universités francophones d’Afrique subsaharienne restent absentes des grands classements internationaux comme Shanghai ou QS. En cause : un sous-financement chronique, des infrastructures insuffisantes et une recherche scientifique encore limitée, aggravés par la fuite des cerveaux. Face à ce constat, experts et acteurs du secteur appellent à des réformes profondes, fondées sur l’investissement, la coopération internationale et la valorisation de la recherche locale.
Près de six décennies après les indépendances, les Universités francophones d'Afrique subsaharienne (UFAS) continuent de briller par leur absence dans les principaux classements internationaux. Qu'il s'agisse du classement de Shanghai ou du QS World University Rankings, aucune institution issue de cet espace linguistique ne parvient à se hisser parmi les meilleures au monde. Ce constat interpelle sur l'état et la compétitivité des systèmes universitaires concernés.
Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Le sous-financement chronique des universités, le manque d'infrastructures modernes, ainsi que la faiblesse de la recherche scientifique constituent des obstacles majeurs. À cela s'ajoutent des effectifs étudiants en forte croissance, souvent mal encadrés, et une fuite des cerveaux vers des pays offrant de meilleures conditions de travail et de recherche.
Face à ces défis, de nombreuses voix appellent à une réforme en profondeur de l'enseignement supérieur francophone en Afrique subsaharienne. Investissements accrus, coopération internationale renforcée et valorisation de la recherche locale apparaissent comme des pistes essentielles pour permettre à ces universités de se hisser au niveau mondial.
