Nuisance sonore : La population tire la sonnette d’alarme
Face à l’ampleur croissante de la pollution sonore dans la capitale, les populations multiplient les cris d’alarme. Entre l’activité débridée des débits de boissons, les cultes nocturnes et les incivilités routières, le quotidien des Librevillois est devenu une épreuve, poussant les citoyens à exiger une application stricte de la loi sous la 5ème République.
L e constat est sans appel dans les quartiers de la cité : le vacarme est permanent. Les riverains, excédés par les baffles installés à même les trottoirs et les prêches amplifiés aux heures indues, dénoncent une dégradation brutale de leur cadre de vie. Pour beaucoup, cette situation porte gravement atteinte à la santé publique et au repos nécessaire des travailleurs et des écoliers.
Le cadre juridique gabonais est pourtant explicite. L'article 453 du Code pénal punit les auteurs de nuisances sonores de peines pouvant aller jusqu’à trois mois d'emprisonnement et un million de francs CFA d'amende. En cas de récidive ou d'infraction nocturne, ces sanctions peuvent être doublées. Malgré cet arsenal, l’impunité semble prévaloir, alimentant un sentiment d’abandon chez les victimes de ces pollutions.
Les autorités municipales et les forces de l'ordre sont désormais interpellées pour passer de la sensibilisation à la répression. Les populations appellent au lancement d’opérations d'envergure pour faire respecter les horaires de fermeture des débits de boissons et l'insonorisation obligatoire des lieux de culte. La restauration de la tranquillité publique est perçue comme un test majeur pour la gouvernance de proximité.
En cette ère de renouveau institutionnel, le respect du silence et d’autrui doit redevenir la norme. Le gouvernement, par le biais du Ministère de l'Intérieur, est invité à doter les brigades urbaines de moyens techniques de contrôle, tels que des sonomètres, afin de verbaliser systématiquement tout contrevenant et de garantir enfin le droit légitime au calme pour tous.
