Trafic de médicaments à Meyo-Kyè : un homme interpellé avec près de 11 000 comprimés stupéfiants.
Arrêté par les gendarmes le 3 mars, Michel Mermoz Obame Etoughe aurait importé ces produits depuis la frontière camerounaise.
L a brigade territoriale de Meyo-Kyè a procédé à l’interpellation d’un homme en possession de 10 920 comprimés de médicaments considérés comme stupéfiants. L’opération, menée début mars, constitue l’une des plus importantes saisies réalisées ces deux dernières années dans cette zone frontalière entre le Gabon et le Cameroun.
Les éléments de la brigade territoriale de Meyo-Kyè ont récemment mis la main sur une importante quantité de comprimés prohibés lors d’une opération menée le 3 mars dernier en début d’après-midi. Selon des sources proches du dossier, les officiers de police judiciaire ont interpellé un ressortissant gabonais, identifié comme Michel Mermoz Obame Etoughe, en possession de 10 920 comprimés assimilés à des substances stupéfiantes.
Né le 5 septembre 1985 à Mitzic et père de neuf enfants, le suspect se serait approvisionné à Kyé-Ossi, localité camerounaise située à la frontière avec le Gabon. Les enquêteurs indiquent que les produits ont été découverts lors de la fouille du véhicule dans lequel il circulait. Les comprimés étaient dissimulés dans la malle arrière.
Le contrôle a permis de saisir plusieurs types de médicaments, dont 750 comprimés de Dizapam, 170 comprimés de Dexacure, 9 500 comprimés de Tramaking, 200 comprimés de Rufenac et 300 comprimés de Tapentadol. L’ensemble représentait un total de 10 920 comprimés répartis en plusieurs plaquettes.
D’après certaines sources judiciaires, l’homme serait déjà connu des services de sécurité pour une affaire antérieure liée à la détention de chanvre indien. Les gendarmes de cette zone frontalière affirment également qu’il ne leur était pas inconnu.
Au cours de son audition, le suspect aurait affirmé que ces comprimés étaient destinés à sa consommation personnelle. Une explication qui n’a pas convaincu les enquêteurs au regard de la quantité saisie.
Après son interpellation, Michel Mermoz Obame Etoughe a été transféré à Libreville la semaine dernière. Il devra désormais répondre devant la juridiction spécialisée des faits d’importation de stupéfiants. Les investigations se poursuivent afin d’établir l’ensemble des responsabilités dans cette affaire.
