Fonction publique : le Gouvernement revoit le calendrier d’intégration des enseignants
Après avoir annoncé la régularisation de 144 enseignants dès février 2026, le gouvernement revoit son calendrier. Une décision qui ravive les tensions dans le secteur éducatif.
A lors que les Autorités avaient présenté un chronogramme visant à apaiser la crise scolaire, la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, a annoncé un réaménagement du calendrier d’intégration des enseignants diplômés. Initialement prévue pour 144 agents en février, la régularisation concernera finalement 20 dossiers, les autres étant reportés au mois de mars. Cette volte-face suscite incompréhension et colère au sein du corps enseignant.
La situation se complique à nouveau dans le secteur éducatif gabonais. Présenté comme un chronogramme d’apaisement le plan gouvernemental prévoyait l’intégration financière de 144 enseignants diplômés à compter de février 2026, avant le traitement de 20 dossiers supplémentaires en mars. Cette annonce avait contribué à calmer les tensions et favorisé la reprise des cours dans plusieurs établissements.
Mais lors d’une intervention sur la chaîne nationale Gabon 1ère, la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, a annoncé un réajustement du calendrier. Elle a évoqué des « aléas techniques » et un « délai de traitement trop court » pour justifier l’inversion des échéances : 20 intégrations en février, et les 144 restantes reportées au mois de mars.
Cette modification, bien que présentée comme un simple ajustement administratif, est perçue par de nombreux enseignants comme un recul préoccupant. Plusieurs d’entre eux avaient repris leurs activités en s’appuyant sur les engagements initiaux des autorités. Ce changement ravive donc la méfiance et relance les interrogations sur la capacité de l’administration à tenir ses promesses.
Dans un contexte marqué par un déficit d’enseignants et des besoins croissants dans les établissements scolaires, cette situation fragilise davantage le dialogue social. Les syndicats et collectifs d’enseignants réclament désormais des garanties claires et un calendrier définitif afin d’éviter une nouvelle paralysie du système éducatif.
Au-delà des chiffres, c’est la question de la crédibilité de l’État et de la gestion des carrières publiques qui est posée. Si des clarifications rapides ne sont pas apportées, la tension pourrait de nouveau monter dans les salles de classe, avec un impact direct sur les élèves et l’ensemble du système éducatif gabonais.
