Transgabonais : un audit stratégique pour évaluer la concession et préparer l’avenir du réseau ferroviaire géré par la SETRAG
L’Autorité de régulation des transports ferroviaires (ARTF) a reçu un premier rapport d’étape. Les conclusions définitives, attendues dans trois mois, doivent guider les décisions de l’État sur la modernisation de cette infrastructure critique.
L ’Etat gabonais engage un audit stratégique du Transgabonais, une opération cruciale pour repenser l'avenir de cette colonne vertébrale ferroviaire de son économie.
L’État gabonais a lancé un audit approfondi du chemin de fer Transgabonais, une étape majeure pour définir la modernisation du transport ferroviaire comme vecteur de croissance et de développement de l’économie nationale. Confiée au cabinet H2C Gabon, cette mission couvre la période 2012-2025 et vise à établir un bilan et une analyse transversale de la concession détenue par SETRAG, filiale du groupe minier Eramet.
L’Autorité de régulation des transports ferroviaires (ARTF), qui supervise le processus, a pris connaissance d’un premier rapport d’étape le 10 février 2026. L’objectif est clair : disposer d’indicateurs précis pour évaluer la performance du concessionnaire, au regard des incidents opérationnels et des contraintes logistiques récurrentes qui affectent cette ligne stratégique, vitale pour le transport de passagers et l’exportation des minerais.
Les premiers éléments transmis par les auditeurs sont contrastés. Si les volets juridique, financier et comptable affichent une « progression satisfaisante », le volet technique accuse un léger retard. Ce dernier est imputé à l’indisponibilité temporaire de certains équipements de contrôle des voies. Les équipes d’audit se veulent rassurantes, indiquant que ce contretemps ne compromet pas le calendrier global de la mission, dont les conclusions définitives sont attendues d’ici trois mois.
Cet exercice revêt une importance particulière, étant le premier audit d’ampleur mené sur le Transgabonais depuis près de quinze ans. Les autorités saluent la « collaboration affichée » entre SETRAG et les auditeurs, un facteur jugé crucial pour la fiabilité des conclusions.
Le rapport final devra fournir à l’État des recommandations opérationnelles pour sécuriser, moderniser et optimiser la rentabilité du réseau. L’enjeu est de taille : consolider un levier déterminant pour la mobilité intérieure et les exportations, afin d’en faire un pilier encore plus robuste du développement économique du Gabon.
