Sommet Extraordinaire de la CEMAC à Brazzaville : Les mesures pour éviter une dévaluation du franc cfa.
Le Gabon soutien une feuille de route musclée pour la stabilité monétaire
C e 22 janvier, dans un contexte économique tendu marqué par la volatilité des matières premières et les pressions inflationnistes, le Président gabonais SEM Brice Clotaire Oligui Nguema a marqué les esprits lors du sommet extraordinaire de la CEMAC.
Face à ses pairs, il a défendu avec fermeté une thèse limpide : la stabilité du franc CFA n'est pas négociable. C'est une condition sine qua non pour préserver le pouvoir d'achat des populations et affirmer la souveraineté monétaire de la sous-région. Les décisions adoptées traduisent une rupture bienvenue avec les demi-mesures du passé.
Trois axes prioritaires émergent : Rapatriement strict des devises : Les acteurs du secteur extractif, piliers des économies CEMAC, seront contraints de rapatrier intégralement leurs avoirs en devises. Cette mesure, si appliquée avec rigueur, pourrait injecter des milliards de francs CFA dans les réserves de la BEAC, stabilisant ainsi le taux de change.
Rigueur budgétaire accrue : Les États s'engagent à une gestion exemplaire des finances publiques, via des coupes ciblées dans les dépenses non essentielles et une meilleure mobilisation des recettes fiscales. Dans un espace où les déficits chroniques minent la crédibilité monétaire, cela pave la voie à une convergence accrue.
Priorité à la production locale : Réduire la dépendance aux importations par un soutien massif à l'industrie et à l'agriculture locales. Le Gabon, riche en ressources, pourrait ici jouer un rôle moteur, transformant ses hydrocarbures et minerais en valeur ajoutée domestique
Au-delà des annonces, le Président Oligui Nguema a exigé un suivi rigoureux d'ici avril 2026, avec des indicateurs mesurables. Cette approche pragmatique – réformer pour des résultats tangibles – est saluée par les observateurs
Elle pourrait inverser la trajectoire d'une zone CEMAC dont les réserves de change ont chuté de 20% en 2025.Le Gabon s'affirme comme un leader régional, impulsant une Afrique centrale économiquement résiliente et solidaire. Reste à transformer ces engagements en actes : l'échéance d'avril sera décisive.
