Le Président Oligui institue la signature du contrat de performance ministériel
Outil de gouvernance publique et de suivi-évaluation du programme de travail gouvernemental en vue de dynamiser et coordonner l'action de l'Etat.
L e Conseil des ministres du 5 janvier 2026 a acté une mesure d’une portée stratégique majeure dans la gouvernance publique : le nouveau Gouvernement dispose désormais de 30 jours pour présenter une feuille de route détaillée des « cent jours » et de 60 jours pour conclure un contrat de performance ministériel. Cette décision, prise par le Président de la République et Chef du Gouvernement, traduit une volonté claire de restaurer la rigueur, la transparence et l’efficacité dans l’action gouvernementale.
Analyse de l’intérêt de cette décision
1. Imposition d’un cadre temporel contraignant En exigeant un engagement formel sur une feuille de route des cent jours, le Président fixe un horizon clair et précis pour l’exécution des premières mesures prioritaires. Ce délai court oblige le Gouvernement à se concentrer sur des objectifs opérationnels et quantifiables à court terme, évitant les dérives de plans trop vagues ou indéfinis. Cela facilite aussi le suivi public et médiatique de la mise en œuvre, renforçant la responsabilité politique.
2. Contrats de performance ministériels : une gouvernance par résultats L’instauration des contrats de performance va au-delà d’une simple formalité administrative. Ces contrats définissent des cibles mesurables spécifiques à chaque ministère, assorties d’indicateurs clés de performance (KPI). Ils créent un cadre contractuel responsabilisant les ministres sur leur contribution réelle à la stratégie gouvernementale globale, en cohérence avec la politique présidentielle. La contrepartie est la transparence quant aux résultats obtenus, renforçant la reddition des comptes.
3. Renforcement de la culture de la responsabilité et de la transparence Cette initiative s’inscrit dans une démarche globale de modernisation de l’appareil d’État, mettant fin à une gouvernance souvent marquée par l’opacité et la dispersion des responsabilités. La feuille de route publique et le contrat signé engagent formellement le Gouvernement devant le Parlement et les citoyens, qui disposent ainsi d’outils concrets pour évaluer l’efficacité de leur action.
4. Avantages pour la coordination interministerielle Le caractère synchronisé de ces échéances oblige chaque ministre à articuler sa stratégie avec celle des autres membres du Gouvernement, assurant une cohérence d’ensemble. Cette coordination améliore la synergie des actions publiques et évite la fragmentation des politiques sectorielles.
5. Un signal fort vers les partenaires nationaux et internationaux En affichant une gouvernance axée sur les résultats, la décision envoie un message positif aux acteurs économiques, sociaux et aux bailleurs de fonds internationaux. Elle instaure un climat de confiance propice à l’investissement, à la coopération et à la mobilisation de ressources.
En conclusion, la mise en place d’une feuille de route des cent jours suivie d’un contrat de performance ministériel dans un délai strict témoigne de la volonté affichée du Président de la République de redynamiser l’action publique. Cette double mesure promeut un Gouvernement agile, responsable et soumis à un contrôle rigoureux. En rendant explicites les engagements et en encadrant leur mise en oeuvre, elle est une réponse pragmatique et moderne aux attentes d’efficacité et de transparence exprimées par la société civile et les partenaires
