Fegafoot et Gasma : le Coach businessman, Thierry Mouyouma est soupçonné d’avoir trahi la fierté nationale pour son empire personnel.
Les dessous troubles de la débâcle de l’équipe nationale à la CAN Maroc 2025
T hierry Mouyouma, nommé en 2023 pour succéder à Patrice Neveu, le nouvelle l’entraîneur « business man» des panthères du Gabon, est au cœur d’accusations explosives de conflit d’intérêt, de corruption et de népotisme, relayées notamment par le journaliste Alain Molina et par de nombreux analystes sportifs dont la page sociale d'Alvin Obiang Info.
Libreville, 4 janvier 2026 – La débâcle humiliante des Panthères du Gabon, éliminées dès les poules à la CAN Maroc 2025, a jeté une lumière crue sur la gestion chaotique de l’équipe nationale, dont les principaux responsables semblent être l’entraîneur-businessman Thierry Mouyouma et ses relais en lien avec le Président de la Fagafoot, Pierre-Alain Mouguengui. Conflit d'intérêts et équipement : Thierry Mouyouma aurait fondé une Société appelée Gaboma Sport Management (GASMA) spécialisée dans le management sportif et la vente d’équipements, et tenté d'imposer sa propre marque d'équipement non-accréditée appelée "Gaboma", comme équipementier officiel des panthères du Gabon, créant des tensions avec l'équipementier Puma et la CAF.
Détournement de matériel : Des membres du staff auraient prélevé des maillots officiels pour les offrir à des proches, une mauvaise gestion pointée par le président de la Fegafoot, Pierre-Alain Mouguengui. Magouilles financières liés au paiement des primes des joueurs : Des sommes importantes allouées par la Présidence de la République pour le paiement des primes des joueurs auraient suscité des convoitises et des tensions au sein du staff technique de l’équipe nationale de football et de la Fegafoot allant jusqu’à attaquer le Chef de Département sport à la Présidence de la République, Ulrich Kessani récemment nommé Ministre de la Jeunesse et des Sports.
Présomption de Corruption présumée et sélection truquée : Selon une enquête menée par le journaliste sportif Alain Molina et relayée par la page Alvin Obiang Info, le coach Thierry Mouyouma, par l’intermédiaire de sa société Gaboma Sport Management (GASMA), pratiquait un système scandaleux : certains joueurs devaient payer pour être sélectionnés en équipe nationale. Cette pratique abjecte, si elle est confirmée, éclairerait d’une toute autre manière l’absence de talents majeurs comme Jean-Noël Amonome, qui selon les mêmes sources, aurait refusé de rejoindre l’agence de Mouyouma et s’est vu écarter de la sélection. La convocation douteuse de joueur modeste comme Biloungou évoluant en 6ème division française a surpris plus d’un, sans compter la présence de Malick Evouna, présent au Maroc bien qu’il serait resté inactif durant plusieurs mois au détriment de Bryan Meto, un jeune attaquant auteur de deux buts en trois sélections avec les panthèses.
Chaos équipementier orchestré : Mais les magouilles ne se seraient pas arrêtées là. La Fédération Gabonaise de Football (Fegafoot), sous influence de Mouyouma et de ses relais, a vu la rupture du contrat avec la marque Puma se solder par une crise majeure. Le refus par la CAF d’accréditer la nouvelle marque GABOMA — pourtant propriété de l’entraîneur lui-même — a obligé un changement de dernière minute à un fournisseur marocain, AB Sport. Cette signature précipitée n’a pas permis une livraison à temps des maillots officiels, privant les joueurs d’un équipement conforme et professionnel lors de la compétition. Un échec logistique prévisible, pourtant dénoncé en amont par le site AMC Sport. Au cœur de la tempête, Thierry Mouyouma se défend en promettant un communiqué officiel dans les jours à venir. Mais le mal est fait : sa double casquette d'entraîneur et homme d’affaires lié à l’agence Gaboma Sport Management pose un flagrant conflit d’intérêts sapant la crédibilité même de la sélection gabonaise.
Les Gabonais réclament désormais transparence et responsabilité. La CAN 2025 est loin d’être un simple échec sportif, c’est une débâcle institutionnelle orchestrée par un groupe d’hommes dont les motivations financières ont pris le pas sur l’intérêt national. Sanctions gouvernementales : Au final, le gouvernement gabonais a dissous le staff de Mouyouma, limogé l'entraîneur, la mise à l’écart de certains joueurs et suspendu l'équipe nationale pour une durée indéterminée.
Cette affaire révèle une crise profonde dans le football gabonais, où la corruption et le clientélisme entravent le développement du sport roi. L’heure est à un audit indépendant urgent.
