Interpellation de Sieur Xavier Ndong Ndong pour menace de mort et incitation à la haine
Libreville, 3 janvier 2026 – L’arrestation ce samedi de Junior Xavier Ndong Ndong, président du Conseil National des Rites et Traditions du Gabon (CNRTG), par la Direction Générale des Recherches révèle la gravité d’une dérive inacceptable faite de menaces de mort et discours tribalistes qui minent le vivre-ensemble national.
C et ancien conseiller à la Présidence de la République sous Ali Bongo et proche collaborateur de l’ancien directeur de cabinet, Maixant Accrombessi Nkani, Sieur Xavier Ndong Ndong, a proféré des menaces de mort à tout individus qui diffamerait son association, il a tenu des propos hautement subversifs contre les ethnies bâtékés et nzébis en plus des accusations portées contre les batékés qui voudraient faire un coup d’état pour renverser le Président Oligui Nguéma avec l’aide des pays comme le Bénin, le Nigeria, et le Ghana.
Contexte de l’arrestation : Cette interpellation fait suite à sa déclaration incendiaire du 25 décembre 2025, où il proférait des menaces de mort contre quiconque répandrait de « fausses informations » sur lui et son association. Accusés d’implication dans des enlèvements et crimes rituels – allégations qu’il rejette fermement –, Ndong Ndong dénonce une campagne de diffamation et réaffirme que ces pratiques sont contraires aux valeurs ancestrales gabonaises.
Menaces et haine ethnique : Rappelons que lors de cette sortie, il avait déjà menacé le journaliste Jonas Moulenda d’être un « exemple » et appelé à rouvrir les dossiers des crimes rituels, dans un climat national marqué par la peur d’un retour de ces actes barbares. Les autorités semblent désormais agir face à ces propos jugés excessifs et incendiaires.
Lors de sa sortie du 25 décembre 2025, Ndong Ndong proférait des menaces de mort contre quiconque oserait le diffamer, lui et son association accusée, notamment par le journaliste, Jonas Moulenda, d’implication dans des crimes rituels – allégations qu’il rejette. Pire, il vomit un discours haineux ciblant l’ethnie Batéké qualifiée d’« extrémistes » du Haut-Ogooué et de l’ethnie des nzébis de l’Ogooué-Lolo, accusées de monopoliser douanes, impôts, CEDOC et Garde Républicaine au détriment des autres Gabonais, notamment les fang. Ces propos incendiaires, niant tout mérite à ces régions et prônant leur « destruction », sèment la division ethnique et appellent à la violence.
Atteinte au vivre-ensemble De tels délires tribalistes sont une trahison des valeurs républicaines et un poison pour la cohésion nationale. Ils ravivent les plaies d’un passé marqué par les conflits ethniques, fragilisent l’unité face aux défis communs et instrumentalisent les frustrations socio-économiques pour attiser la haine. La liberté d’expression ne saurait excuser l’incitation à la haine ou les menaces de mort, crimes répréhensibles qui exposent des innocents à la vindicte. Les autorités agissent justement en interpellant Ndong Ndong. La société gabonaise doit condamner unanimement ces dérives, promouvoir le dialogue interethnique et renforcer les sanctions contre tout discours de haine, pour préserver la paix et l’harmonie d’une nation indivisible.
