Le président Oligui Nguema réaffirme son soutien aux écogardes et appelle à une gestion équilibrée des conflits homme-faune
Comment combiner la protection de l’environnement et survie humaine ?
L ors d'un déplacement dans la région de la Lopé, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a mis en lumière la situation précaire des écogardes, premiers gardiens de la biodiversité gabonaise. Ces agents, souvent privés de statut officiel et soumis à des retards salariales prolongés, jouent un rôle crucial dans la préservation des écosystèmes tout en faisant face à des risques personnels élevés.
Le Chef de l’État a mandaté le gouvernement pour étudier l’intégration des écogardes dans la Fonction publique, dans le but de sécuriser leur statut professionnel et d’assurer une reconnaissance institutionnelle à la hauteur de leurs responsabilités. Cette décision vise à garantir une stabilité durable à ceux qui protègent le patrimoine naturel, parfois au prix de sacrifices personnels importants.
Parallèlement, le président a mis l’accent sur la nécessité de concilier protection de la biodiversité et sécurité des populations rurales, souvent victimes des conflits avec la faune sauvage. « Protéger la biodiversité ne doit jamais mettre en danger des vies humaines », a-t-il rappelé, soulignant l’urgence d’un renforcement des dispositifs de protection et d’une révision du cadre juridique en cas de menace vitale.
Au-delà des aspects sécuritaires et statutaires, une dimension économique et écologique est également envisagée. Le président a ainsi demandé d’explorer la possibilité d’une commercialisation réglementée de la viande de buffle, dans le respect des équilibres environnementaux. Ce projet tendre à concilier exploitation raisonnée des ressources locales et maintien durable des écosystèmes.
En résumé, le président Oligui Nguema établit une feuille de route claire : revaloriser la fonction des écogardes, assurer la sécurité humaine dans les zones rurales en conflit avec la faune, adapter les cadres légaux en conséquence, et intégrer une gestion économique durable des ressources. L’humain reste au centre de cette politique, preuve d’une volonté affirmée d’harmoniser conservation de la nature et bien-être des populations.
