Pascal Ogowé Siffon et proches collaborateurs mis sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville.
L’ex-ministre du tourisme paie les conséquences d’une gestion scabreuse des deniers publics : La fermeté de la justice inflexible contre la délinquance en col blanc.
L 'ex-ministre Pascal Siffon, traîné devant la justice pour un présumé détournement de fonds publics d’un montant de plus de 10 milliards FCFA a été déféré devant le juge d’instruction et incarcéré à la maison d’arrêt de Libreville. Le profilage des comptes bancaires du ministère du tourisme logés à la BGFIBank et à la CDC auraient mis en lumière des irrégularités dans la gestion de l’argent public y compris un système de décaissement d’espèces injustifiés.
D’après certaines indiscrétions, il ressort que l’ex-ministre Pascal Ogowé Siffon aurait pris à témoin le secrétaire général du ministère du tourisme, Madame Liliane Ngari qui nie toute implication dans cette affaire. Par ailleurs, une forte mobilisation de la communauté ethnique de l’ex-ministre entourait le tribunal en exigeant que toutes les personnes impliquées dans ce dossier subissent le même traitement que celui qui a été appliqué à Pascal Ogowé Siffon.
En sus, il ressortirait que l’analyse des comptes bancaires du ministère du tourisme logés à la BGFIBank et à la CDC ferait ressortir des décaissements injustifiés non conformes aux usages et aux procédures de la comptabilité public. Les sorties d’argent s’opéraient via certains membres de son cabinet ministériel composé essentiellement du cercle familial et des proches amis qui se chargeaient d’aller retirer de l’argent en espèce sur les différents comptes bancaires du ministère alimentés par les opérateurs économiques sur la base des participations de l’Etat ou des quotes-parts de revenus reversés à l’Etat recouvrées par le ministère du tourisme.
Dans tous les cas, la balance de la loi penche vers la sanction au regard de l’incarcération de l’ex-ministre en attendant de faire toute la lumière sur d’éventuelles complicités.
Ce dossier illustre la fermeté nouvelle de la justice gabonaise dans sa croisade contre la corruption. Fini l'impunité des élites : les détournements de deniers publics, qui asphyxient les infrastructures et creusent la dette, seront traqués sans relâche. "Cette affaire marque un tournant décisif", souligne notre interlocuteur.
Les conséquences s'annoncent lourdes : peines exemplaires, restitution intégrale et réformes pour verrouiller les flux. La justice gabonaise pourrait affirmer sa souveraineté, transformant chaque scandale en levier pour une gouvernance intègre.
