Pékin : Brice Clotaire Oligui Nguema demande à la Chine d'investir dans quatre secteurs clés au Gabon
Reçu au Grand Palais du Peuple par le Premier ministre Li Qiang, le Chef de l'État salue l'exemption douanière chinoise et plaide pour une coopération orientée vers la transformation locale.
E n séance de travail ce vendredi 6 novembre 2026 à Pékin, le Président gabonais a obtenu de la Chine la réaffirmation de sa volonté d'accroître les échanges commerciaux et de soutenir la transformation locale des ressources gabonaises. En contrepartie, il a formulé quatre demandes sectorielles précises pour orienter les futurs investissements chinois : les mines, la transformation locale, la pêche et la formation.
PÉKIN, 6 novembre 2026 - La coopération Gabon-Chine entre dans une phase plus exigeante. Le Président de la République, Chef de l'État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, s'est entretenu ce vendredi au Grand Palais du Peuple avec le Premier ministre chinois Li Qiang. Au cœur des échanges : la mise en œuvre du nouveau régime commercial chinois. Le Chef de l'État a salué la mesure historique entrée en vigueur le 1er mai 2026, par laquelle la Chine a supprimé les droits de douane sur les produits en provenance de 53 pays africains entretenant des relations diplomatiques avec Pékin, avec une couverture sur 100% des lignes tarifaires.
Pour le Gabon, cette ouverture doit désormais se traduire en investissements productifs sur place. Le Président Oligui Nguema a décliné sa feuille de route en quatre axes : 1. Les mines : passer de l'exportation brute à une exploitation structurée, avec des partenariats pour la valorisation et la certification des ressources. 2. La transformation locale : priorité absolue du mandat. Le Gabon demande l'implantation d'unités industrielles de transformation du bois, du manganèse et des autres matières premières pour créer de la valeur ajoutée et des emplois au Gabon.
3. La pêche : appel à des investissements pour une pêche industrielle durable, l'aquaculture, la chaîne du froid et la construction d'infrastructures de débarquement, afin de réduire les importations et sécuriser la souveraineté alimentaire. 4. La formation : condition de durabilité des trois premiers axes. Libreville sollicite le transfert de compétences, la formation technique et professionnelle et des bourses spécialisées pour former une main-d'œuvre qualifiée. De son côté, le Premier ministre Li Qiang a réaffirmé la volonté de la Chine d'accroître les échanges et d'accompagner la stratégie gabonaise de transformation locale de ses ressources.
