Gabon : les impayés de l’État menacent les chantiers routiers
Les retards de paiement fragilisent les entreprises du BTP et compromettent les ambitions de modernisation du réseau routier à l’horizon 2030.
L a modernisation du réseau routier gabonais est confrontée à des difficultés financières. Plusieurs entreprises de BTP dénoncent des créances impayées par l’État, mettant en péril leur trésorerie et le rythme d’exécution des travaux.
Le 28 octobre, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a appelé à une accélération des chantiers prioritaires. Dans la foulée, le ministre des Travaux publics, Lambert Mouvinde Millot, a échangé avec les représentants de CITP, Covec, Sinohydro et Porteo BTP sur les difficultés rencontrées.
Le tronçon Ndendé-Doussala, long de 46 kilomètres, illustre ces tensions. Avec un taux d’avancement estimé à 55 % et près de 7 milliards de franc CFA de décomptes impayés, le projet aurait également subi une suspension des décaissements de la Banque africaine de développement depuis mars 2026.
D’autres infrastructures, notamment l’axe Alémbé-Lopé-Mikouyi, pourraient être affectées par ces contraintes de trésorerie.
En l’absence d’un calendrier global de règlement des créances, la réalisation des objectifs routiers de 2030 reste incertaine. L’accélération des travaux dépendra désormais autant de la mobilisation des entreprises que de la capacité de l’État à honorer ses engagements financiers.
