Mobile money au Gabon : le coût des retraits appelle une nouvelle concurrence
Des frais moins élevés, un enjeu majeur pour le mobile money au Gabon
L ’arrivée de nouveaux acteurs permettrais de casser les prix, Airtel Money et Moov Money pourraient faire face au défi de la baisse des frais avec l'arrivée de nouveaux acteurs tels que la fintech Wave qui a reussi son pari d’une disruption par les prix en Côte d’Ivoire car les usagers gabonais réclament aussi des tarifs plus légers.
Le mobile money est devenu un service essentiel au quotidien. Pourtant, au Gabon, les frais de retrait restent une charge importante pour les usagers. À titre de comparaison, les tarifs cités pour Wave en Côte d’Ivoire ramènent le coût d’un retrait de 10 000 FCFA à 100 FCFA, soit 1 %, contre environ 3 % au Gabon. Un écart qui mérite d’alimenter le débat sur le prix des services financiers mobiles.
Cette différence ne tient pas seulement à une question de tarifs : elle pose celle de la concurrence et de l’innovation. Airtel Money et Moov Money ont contribué à développer les paiements numériques dans le pays, mais les utilisateurs devraient pouvoir profiter d’offres plus accessibles, plus transparentes et adaptées à leurs usages.
L’arrivée de nouveaux opérateurs pourrait accélérer cette évolution. En proposant des frais réduits et des services simples, ils exerceraient une pression concurrentielle sur les acteurs en place et favoriseraient une véritable « disruption par le bas ». L’enjeu est clair : faire du mobile money un outil d’inclusion financière, plutôt qu’un service dont le coût pèse sur les petits montants et les revenus modestes.
