Moov Africa passe à la 5G : ce que ça change pour le Gabonais
La 5G : une promesse de productivité pour l'usager, à condition de tenir les engagements
L e Gabon est officiellement entré dans l'ère de la 5G le 26 octobre 2026, au Palais des congrès Omar Bongo Ondimba de Libreville, en ouverture de la première édition de la Gabon Digital Week. Une cérémonie qui concrétise plus d'un an de travaux préparatoires entre le gouvernement et l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, l'ARCEP. Pour Moov Africa Gabon Télécom (MAGT), filiale du groupe Maroc Telecom, ce n'est pas un coup d'essai. L'opérateur rappelle avoir été en 2019 la première filiale du groupe à tester la 5G, confirmant son rôle de précurseur. Cette fois, le passage à l'échelle est commercial, avec l'attribution par l'ARCEP des bandes de fréquences nécessaires.
Dix fois plus rapide, mais sera-t-elle dix fois plus accessible ? Au Gabon, Moov Africa lance la 5G. Une avancée technologique qui soulève déjà une question essentielle : qui pourra réellement en profiter ?
Le 26 octobre 2026, à Libreville, Moov Africa Gabon Télécom a officiellement lancé son réseau 5G, en marge de la Gabon Digital Week. Le déploiement concerne le Grand Libreville et Port-Gentil. Mais que faut-il réellement comprendre ? Débits plus rapides, latence réduite et possibilité d'accéder à Internet sans fibre optique : la promesse est séduisante. Santé, enseignement et entreprises pourraient également gagner en efficacité.
Mais voilà : aucune grille tarifaire n'a encore été dévoilée. Dans un pays où le coût de l'Internet reste un frein majeur, la performance technologique ne suffit pas. L'ARCEP exige d'ailleurs des engagements sur la qualité du service et l'accessibilité des tarifs. La 5G est une avancée. Mais si elle accélère les téléchargements sans alléger les factures, elle risque surtout d'accélérer les inégalités numériques. Le véritable progrès ne se mesure pas en mégabits, mais dans la poche du consommateur.
