Mairie de Libreville : changer les hommes ne suffit plus, il faut assainir les pratiques
L’installation des nouveaux directeurs généraux des Affaires économiques et de l’Environnement ouvre une nouvelle séquence administrative. Au-delà des changements de responsables, le véritable défi reste l’assainissement de la gestion municipale et la protection des deniers publics.
L a nouvelle équipe dirigeante des Affaires économiques et de l’Environnement est désormais installée. Elle est attendue sur des résultats concrets, notamment en matière de transparence financière, de lutte contre les pratiques corruptives et de prévention des détournements de fonds publics.
La Mairie de Libreville engage une nouvelle étape de son organisation administrative avec l’installation de Wilfried Jean Yenau Onanga à la tête de la Direction générale des Affaires économiques et d’Alex Ndoutoume Nze à celle de l’Environnement. Cette cérémonie, présidée par le Secrétaire général de l’institution, Jean de Dieu Robert Mindoume Mba, a également consacré plusieurs changements à des postes stratégiques de l’administration municipale.
Si les nouveaux promus héritent de responsabilités importantes, leur mission ne saurait se limiter à assurer la continuité administrative. Elle devra surtout s'inscrire dans une dynamique de rupture avec les mauvaises pratiques qui fragilisent la crédibilité de la gestion municipale : corruption, opacité dans l'attribution des marchés, éventuelles surfacturations, détournements de recettes et mauvaise utilisation des ressources publiques.
La Direction générale des Affaires économiques, notamment, occupe une position névralgique dans le dispositif de mobilisation et de gestion des ressources municipales. La sécurisation des recettes, la traçabilité des encaissements, le contrôle des régies financières et la transparence dans les procédures de passation des marchés doivent constituer des priorités absolues. Quant à la Direction générale de l’Environnement, elle devra veiller à ce que les ressources consacrées à la propreté, à l’hygiène et à l’assainissement de la capitale produisent des résultats effectivement visibles sur le terrain.
Car le véritable enjeu n'est pas seulement de changer les hommes, mais de transformer les méthodes de gestion. Les nominations administratives ne prennent tout leur sens que lorsqu'elles s'accompagnent d'exigences de redevabilité, de contrôles rigoureux et de sanctions en cas de manquements établis.
En rappelant aux nouveaux responsables l'obligation de « faire gagner notre institution », le Secrétaire général a fixé une ambition. Il reste désormais à la traduire en actes. Pour les populations de Libreville, la performance municipale ne se mesurera pas au nombre de nominations, mais à la qualité des services rendus, à la transparence de la gestion et à la disparition des pratiques qui détournent les ressources de leur véritable destination : l'intérêt général.
