Gabon : la gratuité de la réinscription scolaire des enfants déguerpis encore à préciser
Après les opérations de libération des emprises routières dans le Grand Libreville, le gouvernement promet un transfert scolaire sans frais supplémentaires pour les élèves concernés. Mais les contours de cet engagement restent à clarifier.
L es familles touchées par les travaux d’élargissement des routes à Libreville pourront faire réinscrire leurs enfants dans des établissements proches de leurs nouveaux lieux de résidence, sans dépenses supplémentaires, selon les autorités. Une annonce qui soulève toutefois des interrogations sur les frais effectivement couverts et les modalités de sa mise en œuvre.
La réorganisation du réseau routier dans le Grand Libreville ne concerne pas uniquement les habitations et les infrastructures. Elle pose également la question de la continuité scolaire des enfants issus des familles contraintes de quitter leurs logements. Face à cette situation, le gouvernement annonce la possibilité d'une réinscription gratuite dans des établissements situés à proximité des nouveaux lieux de résidence. Cette mesure a été présentée le trente octobre deux mille vingt-six, lors d'une conférence de presse organisée au siège de Gabon 24. À cette occasion, le porte-parole du gouvernement, Emmanuel Eyeghe Nze, accompagné de plusieurs membres de l'exécutif, a exposé les dispositions envisagées pour accompagner les populations affectées par les opérations de libération des emprises routières.
La ministre de l'Éducation nationale, Jacqueline Ilogue Bignoumba, a notamment indiqué que les élèves concernés pourraient intégrer de nouveaux établissements sans que leurs parents aient à supporter des frais supplémentaires. Les dispositions annoncées concernent particulièrement les familles installées sur les axes Lac Bleu-Diba Diba et Okala Centrale SEEG-dispensaire d'Okala. Une gratuité dont les contours restent flous Si l'engagement gouvernemental constitue une mesure d'accompagnement importante, plusieurs interrogations demeurent. La gratuité annoncée couvre-t-elle exclusivement les frais de réinscription ou englobe-t-elle également les autres dépenses liées au changement d'établissement ? Les autorités n'ont pas encore apporté de précisions détaillées sur ces différents aspects.
Pour les parents concernés, ces informations sont pourtant essentielles afin d'anticiper les conséquences financières et pratiques du transfert scolaire de leurs enfants. L'application concrète attendue Au-delà de la promesse, c'est désormais son application sur le terrain qui sera déterminante. La disponibilité des places dans les établissements d'accueil, la proximité géographique et la coordination des transferts devront permettre d'éviter toute rupture dans le parcours scolaire des élèves.
Alors que les opérations de libération des emprises doivent débuter le quatre novembre deux mille vingt-six, les familles attendent des garanties concrètes sur les conditions de mise en œuvre de cette mesure. Car si les travaux routiers répondent à des objectifs d'aménagement urbain, ils ne devraient pas compromettre la scolarité des enfants concernés. L'enjeu est donc de transformer l'engagement annoncé en une véritable garantie de continuité éducative.
