Immigration au Gabon : Edgard Moukoumbi le dit, c’est terminé, les frontières passoires !
« Ce n’est pas une passoire ! » Le ministre de l’Intérieur, Edgard Moukoumbi, affiche sa volonté de reprendre en main la question migratoire au Gabon. Un discours de fermeté qui place désormais le contrôle des entrées et des séjours au cœur des attentes adressées au nouveau patron de l’Intérieur.
« Il faut que nous désintoxiquions notre pays. Ce n’est pas une passoire ! Je compte sur vous et je sais sincèrement qu’ensemble, nous pourrons accomplir ce travail », a déclaré le ministre. Des mots forts qui traduisent sa volonté de renforcer le contrôle migratoire et de mieux protéger le territoire national.
Nommé à la tête du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation lors du remaniement du 11 octobre 2026, Edgard Moukoumbi hérite d’un dossier sensible : la maîtrise des flux migratoires et le contrôle du respect des règles de séjour. La feuille de route gouvernementale avait déjà identifié la lutte contre l’immigration irrégulière parmi les enjeux de souveraineté et de sécurité.
Mais au-delà des déclarations, la question est désormais celle des moyens. Renforcement des contrôles, vérification des documents administratifs et application des règles de séjour : les attentes sont nombreuses. Encore faudra-t-il que cette fermeté annoncée se traduise par des mesures concrètes, coordonnées et conformes au droit.
Edgard Moukoumbi est donc attendu au pied du mur. Dans un dossier où les discours ne manquent pas, ce sont les résultats qui permettront de mesurer la portée de sa stratégie. Le ministre entend-il simplement durcir le ton ou engager une véritable réforme de la gestion migratoire ? Les prochaines décisions apporteront les premiers éléments de réponse.
