Haut-Ogooué : menacée d’éboulement, la route Moanda-Bakoumba risque la coupure
L’érosion et les pluies menacent de couper la circulation sur cet axe stratégique, tandis que les travaux restent bloqués par des difficultés de financement.
D ans le Haut-Ogooué, la route Moanda-Bakoumba, longue d’environ 45 kilomètres, est menacée d’éboulement. Face au risque de coupure, les autorités sont appelées à intervenir en urgence pour sécuriser la chaussée et relancer un chantier engagé depuis une quinzaine d’années. L’interruption des travaux, liée à des difficultés de paiement, menace la mobilité des populations, les échanges économiques et l’accès au poste frontalier de Lekoko, vers le Congo.
La dégradation de la route Moanda-Bakoumba fait craindre un éboulement susceptible d’interrompre la circulation. Alors que les pluies aggravent les inquiétudes, les populations réclament une intervention urgente pour sécuriser cet axe stratégique, dont le chantier reste paralysé par des difficultés de financement. L’alerte a été relayée le 15 octobre 2026 par Gabon 1ère. Sur certaines portions de cette route d’environ 45 kilomètres, l’érosion fragilise la chaussée et fait redouter une rupture de la circulation. Le président du Conseil départemental de Lékoko, Aubin Janvier Mabecka, interpelle les pouvoirs publics afin qu’ils interviennent avant qu’un incident ne survienne.
Lancé il y a une quinzaine d’années, le chantier peine toujours à aboutir. Confiés à l’entreprise chinoise Sinohydro en janvier 2024, les travaux ont une nouvelle fois été interrompus en raison de difficultés de paiement. En juillet dernier, selon L’Union, 9,5 kilomètres seulement étaient revêtus de béton bitumineux, tandis que 11,5 kilomètres avaient atteint le stade de la couche de chaussée. Pourtant, l’achèvement du bitumage figurait parmi les priorités annoncées dans la Loi de finances rectificative 2026. À ce jour, aucune reprise effective ni aucun nouveau calendrier d’achèvement n’est établi dans les informations disponibles.
Au-delà des désagréments pour les usagers, une coupure de cet axe compromettrait les déplacements des populations, les échanges économiques et l’accès au poste frontalier de Lekoko, vers le Congo. L’urgence est désormais double : sécuriser les zones menacées et débloquer les financements pour sortir ce chantier de l’impasse.
