Secteur minier : des ambitions affichées, des résultats encore fragiles
Mines : pari lancé, résultats à horizon 2030.
M ines : le pari n'est pas encore gagné, il est en cours de lancement. La signature Fortescue/Belinga et l'explosion du budget minier sont de vrais signaux, mais la production de manganèse — le pilier actuel du secteur — recule depuis trois ans, et Belinga ne produira rien avant 2030 au mieux.
Le manganèse recule : la production nationale a chuté de 5,3% en 2024, puis encore de 2,5% en 2025, freinée par les problèmes du Transgabonais et des retards d'autorisations . Mais la volonté politique est réelle et nouvelle : le budget du ministère des Mines passe de 4,56 à 68,12 milliards de FCFA en 2026 (+1 390%).
Belinga (fer) est le grand pari, mené avec Fortescue (Ivindo Iron) : objectif de première expédition en 2030, mais cela exige un consortium ferroviaire (~450 km), un port en eau profonde et des barrages — un projet évalué autour de 10 milliards de dollars, dans un marché du fer refroidissant . L'objectif de porter la contribution des mines du PIB de ~6% à 25% d'ici 2030 est audacieux mais repose surtout sur des promesses d'investissement et des accords de coopération pour l'instant.
Autrement dit : dans les mines, le Gabon a surtout, pour l'instant, des plans. La stratégie miniere du Gabon reste un pari dont on attend encore des résultats palpables.
