Magistrature : Alain-Georges Moukoko prend la tête du parquet de Libreville
Le CSM opère une importante réorganisation de la magistrature, avec plusieurs nominations et la radiation d’Eddy Narcisse Minang, qui peut encore saisir le Conseil d’État.
L e CSM, réuni le 16 septembre 2026 à Port-Gentil, a procédé à plusieurs changements dans la magistrature gabonaise. Alain-Georges Moukoko remplace Eddy Minang au parquet général de Libreville, tandis que ce dernier est radié, avec la possibilité d’un recours. Plusieurs autres juridictions connaissent également de nouvelles nominations.
Le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM), réuni le 16 septembre 2026 à Port-Gentil, a acté plusieurs changements au sein de l’appareil judiciaire gabonais. Alain-Georges Moukoko devient procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, en remplacement d’Eddy Narcisse Minang, dont la radiation a été confirmée. La session présidée par Brice Clotaire Oligui Nguema a également été marquée par d’importantes nominations dans les juridictions judiciaires, administratives et financières. À la Cour des comptes, Alex Euv Moutsiangou quitte la première présidence. Il est remplacé par Pamphile Moussavou Ibouanga et rejoint le Secrétariat permanent du CSM en qualité de conseiller. Cette réaffectation intervient alors que la Cour des comptes a récemment annoncé une opération de recouvrement portant sur près de 1 700 milliards de FCFA de débets et d’amendes. Le communiqué du CSM ne précise toutefois pas les raisons de ce changement.
La radiation d’Eddy Narcisse Minang intervient après la procédure disciplinaire engagée à son encontre. Ancien procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, il avait comparu devant le Conseil de discipline de la magistrature le 25 août dernier. Toutefois, cette décision peut encore faire l’objet d’un recours devant le Conseil d’État. La procédure n’est donc pas nécessairement définitive sur le plan contentieux.
Le mouvement touche également la Cour de cassation, désormais présidée par André Wora Alonda, ainsi que plusieurs cours d’appel, tribunaux et juridictions financières à travers le pays. Lors de cette session, le chef de l’État a par ailleurs insisté sur la nécessité de mieux encadrer certaines pratiques judiciaires, notamment les dommages-intérêts, l’exécution provisoire, les astreintes et les saisies. Il a également appelé à un traitement des dossiers dans des délais raisonnables. À travers ces changements, le CSM engage ainsi une importante réorganisation de la magistrature gabonaise, entre renouvellement des responsables, discipline interne et nouvelles orientations concernant le fonctionnement de la justice.
