Fonction publique : la ministre de l’Éducation nationale ouvre le dialogue avec les demandeurs d’emploi du MNVG
Les représentants du Mouvement national des visionnaires du Gabon (MNVG), anciennement Mouvement national des chômeurs, ont été reçus par Camélia Ntoutoume Leclercq autour de la question de leurs dossiers d’intégration à la Fonction publique.
L a situation des demandeurs d’emploi regroupés au sein du Mouvement national des visionnaires du Gabon (MNVG) était au centre d’une rencontre avec la ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, Camélia Ntoutoume Leclercq.
Les échanges ont notamment porté sur les 750 dossiers transmis au ministère de la Fonction publique, dont le traitement tarde à aboutir. Selon les explications fournies par la ministre, ce délai ne signifierait pas un rejet des demandes. Il serait notamment lié aux contrôles administratifs portant sur les diplômes ainsi qu’à l’identification des besoins réels de l’État en matière de ressources humaines.
Des profils aux qualifications variées L’examen des dossiers aurait permis de constater une importante diversité de formations parmi les demandeurs. Certains disposent de diplômes de l’enseignement secondaire, tandis que d’autres sont titulaires de licences, masters ou doctorats. Les domaines représentés comprennent notamment le droit, la gestion, la communication, la psychologie, la logistique ou encore l’informatique. Pour le ministère, ces compétences pourraient être mobilisées au-delà du seul secteur de l’enseignement. Des possibilités d’affectation dans les fonctions administratives, techniques et pédagogiques ont ainsi été évoquées. « Notre objectif premier à l’Éducation nationale, c’est de combler le déficit en personnel administratif, technique et pédagogique », a déclaré Camélia Ntoutoume Leclercq.
Le MNVG attend désormais des actes Au cours de la rencontre, les services du ministère ont également présenté aux représentants du mouvement leurs besoins en personnel et les différents profils susceptibles d’y répondre. Président du MNVG, Joël Yannick Nguéma Ellang a qualifié les échanges de productifs. Il estime que la rencontre a permis aux membres du mouvement de mieux comprendre les différentes étapes administratives auxquelles leurs dossiers sont confrontés. Le responsable du mouvement souhaite désormais que les engagements évoqués débouchent sur des mesures concrètes. Il demande notamment que les 600 signataires des fiches bleues et les 73 non-signataires puissent être mis « sous bon de caisse » d’ici novembre. Cette revendication s’inscrit dans le cadre plus large de la demande formulée par le MNVG autour de la création annoncée de 1 500 postes budgétaires au profit des demandeurs d’emploi. Depuis plusieurs mois, les membres du mouvement dénoncent les lenteurs dans le traitement de leurs dossiers et réclament une réponse des autorités compétentes.
À l’issue de cette rencontre, le MNVG dit donc attendre désormais la concrétisation des pistes évoquées avec le ministère de l’Éducation nationale.
