Mairie de Libreville : le double mandat du président du SYLAML suscite la contestation
Le cumul de fonctions de Joe Fred Madouta, président du Syndicat libre des agents de la mairie de Libreville (SYLAML) et délégué du personnel, fait actuellement débat au sein de l’Hôtel de Ville. Une partie des délégués du personnel lui demande de clarifier sa situation au regard des textes encadrant la représentation des travailleurs.
L ors d’un point-presse tenu ce lundi 14 septembre 2026, les contestataires ont estimé que l’exercice simultané de ces deux responsabilités poserait un problème d’incompatibilité. Ils invoquent notamment les dispositions du Code du travail gabonais et l’ordonnance adoptée en février 2026 relative aux organisations professionnelles régies par ce texte.
Deux fonctions, un choix réclamé Pour Rémy Cédric Mayila, porte-parole du groupe, la représentation des agents municipaux doit rester clairement distincte de l’activité syndicale. Selon lui, Joe Fred Madouta devrait donc choisir entre son mandat de délégué du personnel et la présidence du SYLAML. Les délégués contestataires avancent ainsi deux possibilités : abandonner son mandat électif auprès du personnel municipal ou quitter ses fonctions à la tête du syndicat.
Un débat autour du dialogue social Au-delà du cas de Joe Fred Madouta, cette controverse soulève la question de l’organisation du dialogue social au sein de la mairie de Libreville. Les délégués à l’origine de la démarche estiment que la séparation des rôles permettrait de garantir une représentation plus claire et plus crédible des agents auprès de l’administration.
La balle est désormais dans le camp des protagonistes et, si nécessaire, des autorités compétentes, qui devront déterminer la conformité du cumul des deux mandats au regard des textes en vigueur.
