Hôpital de Booué : 1,5 milliard de FCFA pour briser l'isolement sanitaire de la Lopé
Inauguré le 28 août sous le haut patronage du Président Brice Clotaire Oligui Nguema, le nouvel hôpital départemental, fruit du partenariat État-SETRAG, met fin à des décennies d'évacuations périlleuses vers Makokou et Libreville.
L 'enclavement sanitaire du département de la Lopé appartient au passé. Vendredi 28 août, la ville de Booué a vu l'inauguration de son hôpital départemental moderne, un investissement de 1,5 milliard de FCFA co-porté par l'État gabonais et la SETRAG. Cette infrastructure de proximité concrétise la doctrine du Président bâtisseur : rapprocher la médecine des populations et éradiquer les évacuations à haut risque sur les pistes de l'Ogooué-Ivindo.
Longtemps, se soigner à Booué relevait de l'épreuve. Pour une radiographie, une césarienne ou une simple complication, il fallait affronter des centaines de kilomètres de piste dégradée, sous la pluie, de nuit, au péril de sa vie. Cette ère de précarité médicale est révolue.
Vendredi 28 août écoulé, le département de la Lopé, épicentre de la réserve éponyme classée au patrimoine mondial, a opéré sa révolution sanitaire. Sous le haut patronage du Chef de l'État, Brice Clotaire Oligui Nguema, l'hôpital départemental de Booué a été officiellement livré.
D'un coût global de 1,5 milliard de FCFA, l'ouvrage est l'expression tangible de la Responsabilité Sociétale de la SETRAG, filiale du groupe Eramet, dont le chemin de fer Transgabonais traverse la localité. Il illustre le modèle de co-construction prôné par l'UDB : l'État planifie, l'opérateur stratégique finance et exécute.
Le plateau technique, moderne et complet, comprend des services de médecine générale, de chirurgie, de maternité, de pédiatrie, un laboratoire d'analyses et une unité d'imagerie médicale. Il est dimensionné pour desservir non seulement Booué, mais l'ensemble des villages riverains de l'Ogooué, longtemps contraints à l'exode sanitaire vers Makokou ou le CHU de Libreville.
Au-delà du bâtiment, c'est un acte de souveraineté territoriale. En dotant la Lopé d'une telle infrastructure, le pouvoir pose un jalon de plus de sa politique de rééquilibrage territorial, faisant du droit à la santé de proximité le corollaire de la refondation de l'État.
