AGROPAG est entrain de mourir : Raymond Ndong Sima annonce son retrait et dénonce une gouvernance défaillante
L'ancien Premier ministre affirme que l'agence « est en train de mourir » et pointe du doigt un manque de concertation ainsi qu'une gestion qu'il juge inefficace.
R aymond Ndong Sima a annoncé son retrait d'AGROPAG, dénonçant de sérieux dysfonctionnements au sein de l'agence. Il évoque la tenue de cinq conseils d'administration en trois mois sans résultats concrets et accuse la direction générale de gérer la structure sans véritable concertation. L'ancien chef du gouvernement a également livré une réflexion critique sur la notion de jeunesse au Gabon, estimant que les repères générationnels y sont brouillés.
Libreville – Le malaise semble désormais profond au sein de l'Agence gabonaise de promotion agricole (AGROPAG). Invité à s'exprimer sur la situation de l'institution, Raymond Ndong Sima n'a pas mâché ses mots. L'ancien Premier ministre a annoncé son retrait de l'agence, estimant que celle-ci « est en train de mourir » en raison de graves problèmes de gouvernance.
Selon lui, malgré la tenue de cinq conseils d'administration en l'espace de trois mois, aucune avancée notable n'a été enregistrée sur des questions pourtant essentielles au fonctionnement de la structure. Une situation qu'il juge préoccupante et révélatrice d'un blocage institutionnel.
« Le directeur général fait ce que bon lui semble. J'ai donc décidé de me retirer », a-t-il déclaré, dénonçant un mode de gestion caractérisé, selon lui, par un manque de concertation et de transparence.
Au-delà du cas AGROPAG, Raymond Ndong Sima a également abordé la question de la jeunesse et du renouvellement des élites au Gabon. Il a rappelé que les références internationales divergent sur la définition de la jeunesse : l'UNESCO la situe généralement jusqu'à 24 ans, tandis que l'Union africaine l'étend jusqu'à 35 ans.
L'ancien chef du gouvernement estime toutefois que la réalité gabonaise brouille davantage ces repères, certaines personnes âgées de plus de cinquante ans étant encore considérées comme « jeunes » face à des responsables plus âgés. Une perception qui, selon lui, complique les débats sur la relève générationnelle et l'accès des jeunes aux responsabilités.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où la gouvernance des établissements publics fait régulièrement l'objet de critiques. Elles relancent également les interrogations sur l'avenir d'AGROPAG et sur sa capacité à remplir efficacement les missions qui lui sont confiées.
